Je parcours ma playliste: Queen, REM, Yann Tiersen... Ça ne me rappelle rien ! J'opte pour Requiem for a dream, ça fait tellement longtemps. Trop longtemps d'ailleurs. J'avais oublié les frissons que me donnait cette chanson. C'est finit. Ouaw ! Comment ai-je pu ne pas l'écouter pendant si longtemps.
Je passe sur ma compo. J'attrape ma guitare posée à côté de mon ordinateur, et je me met à jouer et chanter à tue tête. La musique monte plus fort, je ferme les yeux. Je ne regarde même plus les cordes de ma guitare, mes doigts savent tous seuls où aller sur le manche. 3min06, on arrive au sommet de la chanson j'ai mal à la gorge à force de chanter si fort. Et là une goutte tombe sur la caisse de ma guitare. Je me remet à pleurer. J'avais passé tellement de temps à composer cette musique, à écrire les paroles, trouver les accords, à la répéter et l'enregistrer dans une salle de l'école de musique accompagné d'un Monsieur bizarre. 6 mois de travail, pour rien. Pour qu'elle traîne dans une pile de CD's. Tout ce temps pour pas grand chose, oui elle ne donnera jamais rien ! Rien qu'une compo en plus sur ma liste.
Il y a d'autres choses où l'on perd son temps. Mais on en le remarque qu'après, en attendant on a mal . Et le jour où on le remarque ça arrive sans prévenir comme ça en plein dans la gueule. Dans l'genre la baffe au moment où tu t'y attends le moins, celle qui te fais voler la tête et trembler de partout. Un peu comme dans jeux d'enfant .
Et après on te surprend à marcher dans la rue dans l'genre comédienne piteuse de film à l'eau de rose. Avec cette larme au coin de l'½il. Les passants te regardent, te dévisagent, te disent " Bonjour ", te sourient. Mais tu ne remarques rien . Ton conscient, ton inconscient et ton subconscient sont envahis par ses pensées, ses idées. Tu pousses la porte du tabac. Je ne dis même plus bonjour. Je ne perd même pas mon temps. " Un paquet de Camel". Je pose l'argent. "Garder la monnaie". Et je pars.
Il pleut. J'arrive sous l'abri de bus les cheveux dégoulinants et le maquillage qui coule. 16h42. Mais qu'est ce qui fais ce putain de bus de merde ! J'ouvre et referme une dizaine de fois mon portable par simple manie .16h45 . Il est enfin là.
"Forbach s'il vous plait .
- Demi Tarif ? 1¤29 "
Je jettes l'argent sur le petit comptoir. "Garder la monnaie". J'avance vers la deuxième porte du car et m'assoie à la même place que d'habitude. Et il y a toujours ces gens très respectables sur la banquette arrière qui ne connaissent pas ces petits objets que l'on coince dans l'oreille histoire de pas faire profiter tout le monde de sa musique. 16h50. Encore un quart d'heure de trajet. Le bus s'arrête à un feu rouge. Une bande de jeune très respectable passe à côté du bus. Ils me regardent et crachent sur la vitre. Vous ai-je déjà dis qu'ils étaient respectables ? A la radio il passe Radiohead. Quelle bonheur, une pure merveille ! Alors je laisse vagabonder mes yeux à travers la vitre et mon esprit s'envahir de cette chanson.16h55. Trop tard, j'ai cette boule dans le ventre , les paupière lourdes, je vois flou, et ces larmes me coulent sur les joues. Un homme s'assoie à côté de moi.
"Mais c'est qu'elle a pas l'air bien la Mademoiselle ?
- Putain la Mademoiselle vous en pose des questions ?"
Je prends mon sac et me dirige vers la porte. Le chauffeur me parle.
" Vous êtes sûre de vouloir descendre ici Madame ? Nous ne sommes pas encore à Forbach
- MA DE MOI SELLE ! Et je ferais le reste à pied
- C'est qu'il pleut à torrent et que vous en avez pour 30 minutes de marche
- Mais merde je vous en pose des questions putain ? "
Je leur demande moi s'ils ont chier ce matin ?! Je descend. Je sors une clope de mon paquet et l'apporte à mes lèvres. Où est ce putain de briquet de merde?! Je m'arrête pour le chercher dans mon sac. Un homme arrive derrière moi et me tend une petite flamme. Ma saloperie de clope est soudainement allumée.
" Dites voir Mademoiselle, ce n'est pas bien de fumer pour une si jolie fille comme vous
- Putain allez vous faire foutre !!"
Ils se sont tous donner le mot pour me faire chier aujourd'hui OU QUOI !! Je me casse à grand pas. Mes pieds sont trempés. Putain de bottes à la con ! Une voiture blanche s'arrête à côté de moi. Encore un de ces cas soc' qui commencent sérieusement à me casser les cou*lles. Je continue à marcher sans faire attention à cette fichu bagnole. J'entends la vitre se descendre
" Je ne suis pas une p*te et je ne vous ferais pas de prix ! Allez vous faire foutre !
- Voyons Inès c'est comme ça que tu parles à ton vieil ami
- Sale con, je croyais que t'étais un sale Kéké de merde !
- Montes je te ramène. Tu vas où ?
- A l'école de musique. "
Ça fait du bien d'entendre une voix familière. J'aurais pu l'embrasser pour le remercier de je ne sais pas quoi à ce moment là.On arrive à l'école de musique. Je lui fais la bise et je sors. Je m'assoie sur les escaliers devant la porte. Où sont les autres ? Ils ont intérêt à venir je veux pas me retrouver sans eux en solfège. Je rallume une cigarette en les attendant.
" Inès t'as pas une garot !
- Bonjour et s'il te plait ça t'arracherais la gueule ?
- Pas envie d'aller en cours !
- D'accord qui paye la tournée ? On se casse au Sun 7 les mecs "
Et comme pratiquement une à deux fois par mois on loupe le solfège pour se retrouver à discuter de trucs et de machins autour d'un café. 19h05 . On remonte à l'école de musique avant que nos parents ne viennent nous chercher. Et personne ne sauras rien de notre petite escapade dans un bar. Je vois la voiture de ma mère arrivait. Je salue les autres et ouvres la portière. Je jettes mon sac à l'arrière et m'assoie sur le siège avant. Ma mère parle et je fais mine d'écouter. Inutile de répondre. A la radio, on passe " Je recherche " de Mauss et Charlie. Et je regarde par la fenêtre. On arrive à la maison. On se gare dans la cour qui nous sert de garage. Sans un mot je reprend mon sac et je sors de la voiture. Je marche vite comme à mon habitude . Mon talon se prend dans une faille. Je tombe. Je laisse mes affaires tomber et s'absorber de la pluie. Je fond en larme. Putain de journée de merde ! Putain de bus de merde ! Putain de pompes de merde ! Putain de gens de merde ! Ma mère insiste pour me relever. Je laisse mes affaires en plan. Je me relèves et je cours jusqu'à l'appart. J'enlève mes chaussure et les jettes dans un coin de ma chambre. On m'appelle pour manger. J'ai pas faim.. seulement de lui. J'ai besoin d'un bain. Je fais couler de l'eau chaude. Je me débarrasses de mes habits. Et je me plonge dans le bain. Je ferme les yeux et me laisse emporter par les huiles essentielles. J'entends mon portable vibrer sur le rebord de la baignoire. Je le choppe vite. Un message: " Désolé ! ". Tant pis je pleure !
Image: Mio dans le train par moi !
Texte: Moi
Je passe sur ma compo. J'attrape ma guitare posée à côté de mon ordinateur, et je me met à jouer et chanter à tue tête. La musique monte plus fort, je ferme les yeux. Je ne regarde même plus les cordes de ma guitare, mes doigts savent tous seuls où aller sur le manche. 3min06, on arrive au sommet de la chanson j'ai mal à la gorge à force de chanter si fort. Et là une goutte tombe sur la caisse de ma guitare. Je me remet à pleurer. J'avais passé tellement de temps à composer cette musique, à écrire les paroles, trouver les accords, à la répéter et l'enregistrer dans une salle de l'école de musique accompagné d'un Monsieur bizarre. 6 mois de travail, pour rien. Pour qu'elle traîne dans une pile de CD's. Tout ce temps pour pas grand chose, oui elle ne donnera jamais rien ! Rien qu'une compo en plus sur ma liste.
Il y a d'autres choses où l'on perd son temps. Mais on en le remarque qu'après, en attendant on a mal . Et le jour où on le remarque ça arrive sans prévenir comme ça en plein dans la gueule. Dans l'genre la baffe au moment où tu t'y attends le moins, celle qui te fais voler la tête et trembler de partout. Un peu comme dans jeux d'enfant .
Et après on te surprend à marcher dans la rue dans l'genre comédienne piteuse de film à l'eau de rose. Avec cette larme au coin de l'½il. Les passants te regardent, te dévisagent, te disent " Bonjour ", te sourient. Mais tu ne remarques rien . Ton conscient, ton inconscient et ton subconscient sont envahis par ses pensées, ses idées. Tu pousses la porte du tabac. Je ne dis même plus bonjour. Je ne perd même pas mon temps. " Un paquet de Camel". Je pose l'argent. "Garder la monnaie". Et je pars.
Il pleut. J'arrive sous l'abri de bus les cheveux dégoulinants et le maquillage qui coule. 16h42. Mais qu'est ce qui fais ce putain de bus de merde ! J'ouvre et referme une dizaine de fois mon portable par simple manie .16h45 . Il est enfin là.
"Forbach s'il vous plait .
- Demi Tarif ? 1¤29 "
Je jettes l'argent sur le petit comptoir. "Garder la monnaie". J'avance vers la deuxième porte du car et m'assoie à la même place que d'habitude. Et il y a toujours ces gens très respectables sur la banquette arrière qui ne connaissent pas ces petits objets que l'on coince dans l'oreille histoire de pas faire profiter tout le monde de sa musique. 16h50. Encore un quart d'heure de trajet. Le bus s'arrête à un feu rouge. Une bande de jeune très respectable passe à côté du bus. Ils me regardent et crachent sur la vitre. Vous ai-je déjà dis qu'ils étaient respectables ? A la radio il passe Radiohead. Quelle bonheur, une pure merveille ! Alors je laisse vagabonder mes yeux à travers la vitre et mon esprit s'envahir de cette chanson.16h55. Trop tard, j'ai cette boule dans le ventre , les paupière lourdes, je vois flou, et ces larmes me coulent sur les joues. Un homme s'assoie à côté de moi.
"Mais c'est qu'elle a pas l'air bien la Mademoiselle ?
- Putain la Mademoiselle vous en pose des questions ?"
Je prends mon sac et me dirige vers la porte. Le chauffeur me parle.
" Vous êtes sûre de vouloir descendre ici Madame ? Nous ne sommes pas encore à Forbach
- MA DE MOI SELLE ! Et je ferais le reste à pied
- C'est qu'il pleut à torrent et que vous en avez pour 30 minutes de marche
- Mais merde je vous en pose des questions putain ? "
Je leur demande moi s'ils ont chier ce matin ?! Je descend. Je sors une clope de mon paquet et l'apporte à mes lèvres. Où est ce putain de briquet de merde?! Je m'arrête pour le chercher dans mon sac. Un homme arrive derrière moi et me tend une petite flamme. Ma saloperie de clope est soudainement allumée.
" Dites voir Mademoiselle, ce n'est pas bien de fumer pour une si jolie fille comme vous
- Putain allez vous faire foutre !!"
Ils se sont tous donner le mot pour me faire chier aujourd'hui OU QUOI !! Je me casse à grand pas. Mes pieds sont trempés. Putain de bottes à la con ! Une voiture blanche s'arrête à côté de moi. Encore un de ces cas soc' qui commencent sérieusement à me casser les cou*lles. Je continue à marcher sans faire attention à cette fichu bagnole. J'entends la vitre se descendre
" Je ne suis pas une p*te et je ne vous ferais pas de prix ! Allez vous faire foutre !
- Voyons Inès c'est comme ça que tu parles à ton vieil ami
- Sale con, je croyais que t'étais un sale Kéké de merde !
- Montes je te ramène. Tu vas où ?
- A l'école de musique. "
Ça fait du bien d'entendre une voix familière. J'aurais pu l'embrasser pour le remercier de je ne sais pas quoi à ce moment là.On arrive à l'école de musique. Je lui fais la bise et je sors. Je m'assoie sur les escaliers devant la porte. Où sont les autres ? Ils ont intérêt à venir je veux pas me retrouver sans eux en solfège. Je rallume une cigarette en les attendant.
" Inès t'as pas une garot !
- Bonjour et s'il te plait ça t'arracherais la gueule ?
- Pas envie d'aller en cours !
- D'accord qui paye la tournée ? On se casse au Sun 7 les mecs "
Et comme pratiquement une à deux fois par mois on loupe le solfège pour se retrouver à discuter de trucs et de machins autour d'un café. 19h05 . On remonte à l'école de musique avant que nos parents ne viennent nous chercher. Et personne ne sauras rien de notre petite escapade dans un bar. Je vois la voiture de ma mère arrivait. Je salue les autres et ouvres la portière. Je jettes mon sac à l'arrière et m'assoie sur le siège avant. Ma mère parle et je fais mine d'écouter. Inutile de répondre. A la radio, on passe " Je recherche " de Mauss et Charlie. Et je regarde par la fenêtre. On arrive à la maison. On se gare dans la cour qui nous sert de garage. Sans un mot je reprend mon sac et je sors de la voiture. Je marche vite comme à mon habitude . Mon talon se prend dans une faille. Je tombe. Je laisse mes affaires tomber et s'absorber de la pluie. Je fond en larme. Putain de journée de merde ! Putain de bus de merde ! Putain de pompes de merde ! Putain de gens de merde ! Ma mère insiste pour me relever. Je laisse mes affaires en plan. Je me relèves et je cours jusqu'à l'appart. J'enlève mes chaussure et les jettes dans un coin de ma chambre. On m'appelle pour manger. J'ai pas faim.. seulement de lui. J'ai besoin d'un bain. Je fais couler de l'eau chaude. Je me débarrasses de mes habits. Et je me plonge dans le bain. Je ferme les yeux et me laisse emporter par les huiles essentielles. J'entends mon portable vibrer sur le rebord de la baignoire. Je le choppe vite. Un message: " Désolé ! ". Tant pis je pleure !
Image: Mio dans le train par moi !
Texte: Moi
